m' in grind pére y dijot

m' in grind pére y dijot


avec l'accord d'Alain Dawson par amitié

Le picard et le français partagent des origines communes, au sein d'un groupe de langues apparentées, généralement dénommées " langues d'oïl ", parlées dans la France du Nord
ces langues ont évolué à partir du latin populaire amené par les légions romaines et adopté par les habitants de la Gaule, puis, à partir du 5e siècle, sous l'influence des parlers germaniques des envahisseurs francs
Le chanteur belge Julos Beaucarne disait que " le wallon est du latin venu à pied du fond des âges ". On pourrait en dire autant du picard... et aussi du français ; simplement, chacune de ces langues a emprunté un chemin légèrement différent !



Peut-être - hypothèse purement gratuite - celui du picard débute-t-il dans la manière particulière dont " nos ancêtres les Belges " (les Gaulois du Nord) prononçaient le latin des occupants, sans doute aussi a-t-il subi une influence plus forte des parlers germaniques (au Nord de la Somme, les Francs sont arrivés plus tôt et en plus grand nombre que vers le Sud, là où on parle " français " et d'autres langues d'oïl).
Les échanges avec le flamand, tout proche, sont encore sensibles dans le vocabulaire et la syntaxe du picard, bien qu'il ne faille pas exagérer outre mesure leur influence.
L'un des tout premiers textes en « langue vulgaire » du Nord de la France, la Séquence de Sainte Eulalie, écrit à la fin du 9e siècle dans la région de Saint-Amand, comporte déjà des traces de picard : on y trouve des mots comme coze « chose », diaule « diable », encore utilisés de nos jours dans les conversations en « patois ». L'histoire de la littérature picarde a donc commencé il y a onze siècles !
Elle fleurit ensuite entre les 12e et 14e siècles : au moyen-âge, des écrivains prestigieux comme les Arrageois Adam de la Halle et Jean Bodel, ou, en Picardie, Jacques d'Amiens ou Robert de Clari, écrivent en picard.
Plus exactement, ils utilisent une scripta hybride franco-picarde, mélange d'« ancien français » (standard interrégional alors en cours d'élaboration) et de dialectalismes régionaux.
Il en est ainsi dans toutes les régions du Nord de la France, mais la scripta picarde jouit au moyen-âge d'une popularité qui dépasse les limites de son domaine linguistique, ce qui permet à des linguistes comme Henriette Walter de parler d'une « exception picarde » : c'était la grande langue de littérature du Nord de la France, comme le Provençal était celle du Sud. Dans le même temps, les textes juridiques de l'époque (en particulier les Chartes) font un usage abondant de cette scripta picarde.
Néanmoins, le picard n'apparaît plus guère dans les textes après le 15e siècle, après s'être quasiment dilué dans le français standard ; il perd alors toute légitimité comme langue de littérature.



Cela ne signifie pas pour autant qu'il disparaît de l'écrit : mais les œuvres qui sont composées en picard à partir du 17e siècle le sont dans un but de transgression, pour marquer la complicité avec le lecteur, et surtout pour faire rire.
Il y a eu une rupture, on est entré dans une nouvelle période, celle de la littérature « patoisante », telle qu'elle perdure encore de nos jours. Du coup, ce qu'il perd en légitimité, le picard le gagne en authenticité et en « pureté » : désormais, on écrit en picard pour ne pas écrire en français (alors qu'au moyen-âge on écrivait en picard en croyant écrire en français...), on « en rajoute », en quelque sorte, sur les différences avec la langue nationale, et c'est ainsi que se constitue véritablement le picard moderne comme langue littéraire.

alain dawson

rdessauvages

j'ai dit quelques textes vous pourrez les ecouter en cliquant

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mon autre blog mais que mes poemes en francais

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# Posté le jeudi 04 mai 2006 15:36
Modifié le dimanche 13 juillet 2008 02:25

Cinquante ans

Cinquante ans
DESSAUVAGES ROBERT+
59200 TOURCOING
rdessauv@numericable.fr




Cinquante ans

Ceux qui me lisent me disent DESSAUVAGES

T 'es illisible Cela devient risible

J'ai donc change de crayon

Cela n'as pas tourne rond

J 'ai donc changé de papier

Cela n 'as pas été

J'ai donc change le français

Cela a marche Et il faut avouer

Que mi chus n'in trop ballot in patos

Et il me fallait confirmer qu'en 2000

J 'avos gagner

Mais plus d uniforme je ne mettrais

Et plus pour un catalogue je ne poserais

Et comme j ai fait ce qu'il fallait

Mi j vais minger

Rdessauvages 1 fevrier 1952/2002[
ayant été hacké dans mon site
http://lepatoisdunord.free.fr
voici un lien d'un de mes blogs ou je dit mes textes

http://robie.blogourt.fr

un autre blog ou je ne met que mes poesies en francais
http://dessauvages.skyrock.com
# Posté le jeudi 04 mai 2006 15:42
Modifié le vendredi 20 juin 2008 00:41

L'sondache du veilleux d'nut

L'sondache du veilleux d'nut


Un jour de 1986 chez lancry protection sécurité 73 rue de Lille Tourcoing
Ou j étais délégué du C E et du personnel C G T un responsable parisien
Me reprochais de parler avec un accent du nord.
mal lui en a pris à la première occasion je lui ais répondu en picard
ils avaient décider de modifier les moyens de paiement
avec un cheque barré venant de paris( papis a sous barré)
vu ma réaction ils avaient fait un sondage ne demandant que l ' avis
des intérimaires et après avoir mis leur méthode en place
d'ou ma réponse en ch'nord se trac a eus son succès
la société suite a sa diffusion auprès des clients
et de l ensemble du personnel a abandonne son projet



l' sondache du veilleux d'nut

dernière m 'in j 'Allos trinquille
rue d'lille t' chére m'acompte
devisant de-ci delà aveuc les collègues
r'incontre dins 'l 'rue
d'maches langues raconte qu' in dit du maux de lancry
mis j 'leur dit qu' y a pos grand qu' choches d'bon a dire
j 'buque a l'porte et la mes gins
j 'me sus fait sonder

j 'ai toudis cru qu' y avos qu 'a l ' armée
qu' in prenot l' timperature des gins
mais achteur ch' est a la mode
chez lancry'in nous sonde tertouss
sauf peut être ceux qui joque drôles
les cegetiste'droles de maladie

y 'raconte chés patrons
que ch 'est des impecheux
d'tourner in rond
qui leur minque toudis
cinq sous pour faire un franc
ébé man dis seigneur des ronds
ch 'est pos cha qu' in a le pluque
mais cha ch 'est une aute affaire
j ' prind min papi a sous barré
l'sondache
j 'serre les fesse et me v'la reparti a l 'majon


Comme j 'craignos que l' sonde tché a terre
J 'arserre les fesses de plus belle
Tout in surveillant bin l 'température
Sus l 'route busis tout s'eu
Me v'la bin avec min papis a sous barré et Ste sonde


Déjà qu' in touche l '15 du mos
V 'la in pluque que pour touchi t' n 'acompte
Un papis a sous barre
qu y'es pos d ichi mais d'paris
In dos signé un papis l '20 du mos qui raconte
Qu 'as n 'a 'eus nos doupes l '30du même mos
Que sondache Tout y'es d'ja fait
et v'la ti pos qu' in te sonde après.

Deja que chaque Fos qu 'te réclame
in te dis qu o que fais pindant 'l 'nut
te ronfelles qu' in t' attend jusqu'au mitant de l'rue

tout in busiant me v 'la in trin deschinte l 'rue Lille
et la mes gins d' vinez quo que j' vos
écrit su 'l'mur du 43 et sus l'porte c g t
d après s 'qu 'on vint d 'm' dire
cha dos etre un hôpital vu qu ' eux i'n'sont pos sondés

ou cha dos être une fabrique de roue carré vu qu 'ché
des impecheux d'tourner un rond .
eux ils sont n ' in sonder.
j erwette un coup a l' intérieur
et la qui que j'vos
qui déhute de la un malade
ben portant qui s' appelle robert

y'és pos malade ni fabricant d'roues carrés
mais ché vrai qui li manque toudis
cinq sous pour faire un franc
avec l 'pauffe paye qu' ils a

v 'la ti pos qui m 'prind l'idée d'li raconté
m' in sondache
y en rigole incor
ch'ros qu 'ya dut être malade de rire
et v' la qui m'sort de drôles de truc



entraves au c e . interdis .
lois .tribunal droit du travail
ils doivent payés en liquide
m y j acoute et joque bin trinquille
tout in surveillant bin l température



surtout que j 'ai l'impression
qui dos avir un bouchon a ch 'teur.
Tout s 'que j'ai artenu
Ch' est que j' ch ' peut touchi mes doutes in liquide
S ils veulent pos j' dos li dire
Y aurons eunne aminde chés bandit

J 'ai bin l' impression que j' me sus fait avir
aveuc s' te sondache
l 'colère me prind
l'temperature monte
l 'sonde dechind
et l' bouchon fait pression
vu qu il ont poussé trop loin

j' chus artouné ché lancry
leur donne m' temperature
l' sonde et 'l bouchon
tout compte fait j'prefere etre
connu comme un impecheux d'tourné
in rond et avir mes sous in liquide
j' ai bin vite pris eunne carte a l'c g t

prochaine Fos que j' irais t chére
m' acompte j'prind eunne brouette
sans trou
pour l 'paye in liquide
impecheux ou pos d'tourner in rond
cha n'a pos d importance
ché mi qui'l'pousse l 'brouette

section syndicale c g t .

rdessauvages 1986

# Posté le jeudi 04 mai 2006 15:46
Modifié le vendredi 20 juin 2008 00:42

Ch'berlire

Ch'berlire
Ch'berlire

Ché tos eunne berlire
Qui n' étos pos de l'marlire !
Fir comme eunne ' berbère
qu ' ya vos eu l'tort.
Et en etos fier
D'rire sin biau frère bébert.

Chte berbère qui s' aplot
isabelle
n' etos pos eunne quenelle
Nin puque eunne maquerelle
Rin qu 'eunne donzelle.

Pos de l'race d'ces femelles.
Qui joutent de l'dentelles !
Rin de tous cha Nin non
Elle joque foque D'L race
Qui sans mintir !
s 'aplot Seghir.

De ceux qui in douce
te font minger du couscous.
sin donner au mari
du sidi
du noir ou du blanc
a sin crinchon.

Du vin au secralien
L 'Rindra bon a rin.
Sinon choque à li Dire
A Ste berlire.
d'min frère bébert sut fire
te l' prenos pour un ballot
cha fait pluque d'une heure
Qui sans rin dire !
Te fait lire du patos.

Qui passe mi-in douce !
Et sans secousse
qu' t'un cousscouss ?

Secralien et crinchon étant les surnoms de Vincent dessauvages
Mari d isabelle seghir

. Rdessauvages 22/12/2001
# Posté le jeudi 04 mai 2006 15:47
Modifié le vendredi 20 juin 2008 00:43

m'in grand-père y'n dijot jamais rin

m'in grand-père   y'n dijot  jamais rin
m'in grand-père
y'n dijot jamais rin

Dessauvages Raymond
grind pere et petit fils
tous les deux meme nom meme prenom
# Posté le jeudi 04 mai 2006 15:50
Modifié le vendredi 20 juin 2008 00:43